L'Elfe de nuit

L'Elfe de nuit

Il y a quelques temps, est venue sur cette poussière d'étoile, une âme égarée pour y vivre sa énième réincarnation. Elle se trouva à occuper le corps d'un garçon au coeur d'artichaud plus grand que lui, doté d'un caractère de cochon, d'une trop grande sensibilité mal dissimulée, et d'une fierté n'ayant d'égal que son imagination débordante...

Au travers du spiritisme, paganisme, des légendes, et mythologies, j'essaie de tracer ma route dans un monde que je n'aime pas bcp mais dans lequel il faut pourtant bien vivre... J'aimerais concilier mes rêves et la réalité, mais les chutes sont là pour me rappeler qu'il existe un fossé entre les deux. Pourtant je persiste à croire qu'on ne doit pas rêver sa vie mais vivre ses rêves, comme le dit une si belle phrase que l'on en l'oublie dans la misère quotidienne : Faites que vos rêves dévorent votre vie, afin que la vie ne dévore pas vos rêves.

J'aime rêver, c'est une forme de liberté. J'aime être en pleine nature, au milieu des arbres, près d'un ruisseau, loin du béton, du bruit et de la grisaille des villes. L'art et la peinture notamment me permette de rejoindre ce monde, et depuis peu l'écriture. Mes poèmes parsèmeront dans peu de temps les pages virtuelles de ce carnet parmi mes états d'âme, mes rayons de soleil et mes nuages sombres...

Le monde des fées et des elfes m'attirent bien plus que le monde moderne, même si paradoxalement je me retrouve à faire un blog anonyme parmi tant d'autres. Peut-être y trouverais d'autres élémentaux, perdus là, et que nos anges nous guideront les uns vers les autres...

Une dernière chose, ne dites jamais que les fées n'existent pas. Car sinon, à chaque fois une fée meurt quelque part dans le monde. Cela peut paraître superstition ou croyance stupide, mais après tout, qui détient la vérité ?

Lenaelor

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 10:15

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 08:43

Poème sur Pandemonia, cité peuplée de vampires

Pandemonia, cité des vampires

D'une forêt séculaire oubliée, au lourd silence et aux géants sombres et immuables
S'échappent en longs filaments glacés, les murmures d'une imposante cité,
Glissant au travers des feuillages denses, formant la toile de cette Mère-Araignée.
Amenant à Elle ,errant parmi Ses gardiens à l'écorce froide, le voyageur vulnérable.

Elle, enracinée depuis toujours dans ce sol noir, que l'ombre même craint d'approcher.
De Ses murailles lavées par les pluies, naissent des visages de fantômes d'autres-temps,
Des anges aux yeux de feu, dès lors que les brumes enveloppent les pas de ses habitants,
Volutes douces, trompeuses, caressant les bâtisses à colombage et le bois sculpté.

Sentinelles immobiles, Ses tours aux roches luisantes regardent s'éveiller en Son sein
Ses enfants aux visages de craie, aux silhouettes furtives, des prédateurs à l'affût
Seigneurs saignants les imprudents, les corps s'enlaçant au creux de Ses rues
Comme une danse macabre à l'étreinte fatale au rythme sourd de Son battement dyvin.

Et palpitant d'une vie nouvelle, Pandemonia la Nocturne se repaît des âmes fauchées
Vibrant à l'unisson, se nourrissant de terreur et de mort, sillonnée par Ses enfants éternels,
Ecoutant la mélopée funèbre des vies qui tombent une à une à terre, savourant cet hydromel.
Et ivre de vie, les yeux injectées de folie, Elle chante et crie et hurle, ce plaisir retrouvé.

Et quand les deuils s'éveillent et que dans une litanie de pleurs, l'argent laisse place à l'or,
Que les ombres se font rares, pressantes, et qu'un grouillement infime se fait ressentir
Que meurent sans un bruit les derniers lambeaux de brume qui tardaient à s'évanouir
Fermant Ses yeux de pierre, Pandemonia la Nocturne, redoutable et éternelle, s'endort.

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 10:20

Pour un viking à genoux

Les guerriers vikings aussi peuvent être blessés au coeur
Et même les plus braves peuvent se laisser couler
Mais les Walkyries ne viennent sortir de leur torpeur
Que ceux, qui vaillamment, ont refusé de céder

Les batailles seront malheureusement nombreuses ici-bas
Chaque jour, un corbeau en suit un autre, plus noir encore
Apportant avec lui, son lot de peine, de douleur et de trépas.
Et nul ne livre son dernier combat longtemps avant sa mort

Quitte à disparaître, alors, autant le faire dignement
Debout, le regard fier, la tête haute, sans idées sombres
Mais il ne nous appartient pas de choisir ce moment
Comme nous tous, tu vaux plus que devenir ton ombre.

Lenaelor

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 10:33

Modifié le mardi 02 janvier 2007 15:36

Poème pour une elfe

Poème pour une elfe
Il existe une lande quelque part parmi les brumes où se repose une forêt oubliée.
Il existe une lande quelque part parmi les brumes, parmi les songes inachevés.

Où gît une ancienne légende que les arbres connaissent seuls et peuvent seuls conter.
Ecoutez le chant léger des feuilles, le murmure des écorces et le battement de la terre,
Le bruissement de l'herbe folle qui danse au pied d'une fontaine grise et asséchée
ornée de feuilles mortes, au pied de sa triste naïade, figée dans un sommeil de pierre.

Un chemin serpente parmi les bosquets poussiéreux et la lumière trouée du feuillage,
S'enfonçant dans l'ombre, le temps semble arrêté, en lieu et place d'un silence hors d'âge.

Et le c½ur entend au fur et à mesure des pas,
Et le c½ur ressent cette mélodie de trépas.

Et le c½ur voit...

Un chevalier arpentait les sentiers sylvestres, ému et l'âme en peine,
Tendant l'oreille pour parvenir à la source de cet air ancien.
De cette musique qui le chavire et le berce, l'hypnotise et l'entraîne,
Envoûtante et profonde, glissant parmi les chênes et pins.

Il parvint au-devant d'une fleur, au visage d'albâtre, à la longue chevelure dorée,
A la tristesse si grande qu'elle ne saurait la contenir en elle, et déjà à demi-fanée,
Une fée-elfe assise près d'une fontaine désertée, l'âme lourde et le c½ur en pleurs.
Un gouffre sombre semblait poser ses griffes sur sa robe blanche ornée de fleurs,

L'enveloppant, l'harcelant comme un ancien cauchemar, hurlant sans répit,
Arrachant à chaque note du chant elfique, une froide déchirure de mélancolie.
Et la voix cristalline s'élevant dans une dernière mélodie, mourut dans un soupir.
Comme un proche départ, une flamme de vie qui vacille avant de s'évanouir...

Et la princesse elfe, telle une antique dryade, s'allongea dans l'herbe couleur de deuil,
Affaiblie, ses yeux noyés dans le vague, pour un dernier sommeil sur un lit de feuilles.
L'humble chevalier à qui son épée n'était d'aucune utilité pour ce triste combat,
S'approcha doucement, déchiré, une boule en flammes dans la gorge, pas à pas.

Et les vagues palpitantes de l'âme noire qui consumait la fée de cette lande,
D'un silencieux hurlement demandèrent son C½ur de guerrier en offrande.
-Offre nous ta souffrance, laisse-nous le gorger de douleur jusqu'à ce qu'il éclate !
Offre nous ton c½ur et nous laisseront ta belle endormie et sereine, voici le pacte !

-Prenez ! Voici ce que vous souhaitez, sans elle, il n'est rien ! A quoi bon le garder ?!
-Prenez ! Buvez ! Et Que je meure si cela doit-être, pourvu que cela soit à ses côtés !

A genoux le prince tomba, une blessure béante laissant couler goutte à goutte sa vie.
Mais dans ses bras, désormais, reposait une princesse elfe au visage d'ange endormi.
Une à une les larmes coulaient de sa joue, une à une, elles glissaient sur ses lèvres,
Dont les ténèbres s'échappaient en longs murmures froids, en lambeaux de fièvre.

Au creux d'un arbre, désormais, la belle s'endort d'un sommeil sans fin ni peurs
Au creux d'un arbre, désormais, veillée par un prince devenu saule pleureur

Lenaelor

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 13:47

Modifié le samedi 06 janvier 2007 12:08

Pour une elfe...

Pour une elfe...
Angels live up in the sky, do they really have to be so high ?
Dreams come and go, but do they really have to disapear ?
I don't have any answers and my sun vanish as your tears appear
from black thoughts, and dark moods where angels never fly

Don't fly, dear princess, don't fly too far
Don't fly, dear elve, don't fly away
Dreams never end, but change in neverending stories
And As dark as clouds could be, rain don't last forever...

Once upon a time, there was a princess elve, lost in woods
And trees benched their leaves above her head listening her
As she faded away, they sang an ancient song to heal her soul
And as she came to life again, brought her under the sunrays.

As she danced like a mythic dryad among brooks and trees
her charming voice flew high, reaching white clouds,
Caressing the sky in an sweet melody,
And then, there came a new day,
as the princess Elve found her way...

Lenaelor

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 13:51

Modifié le samedi 06 janvier 2007 12:08