Il existe une lande quelque part parmi les brumes où se repose une forêt oubliée.
Il existe une lande quelque part parmi les brumes, parmi les songes inachevés.
Où gît une ancienne légende que les arbres connaissent seuls et peuvent seuls conter.
Ecoutez le chant léger des feuilles, le murmure des écorces et le battement de la terre,
Le bruissement de l'herbe folle qui danse au pied d'une fontaine grise et asséchée
ornée de feuilles mortes, au pied de sa triste naïade, figée dans un sommeil de pierre.
Un chemin serpente parmi les bosquets poussiéreux et la lumière trouée du feuillage,
S'enfonçant dans l'ombre, le temps semble arrêté, en lieu et place d'un silence hors d'âge.
Et le c½ur entend au fur et à mesure des pas,
Et le c½ur ressent cette mélodie de trépas.
Et le c½ur voit...
Un chevalier arpentait les sentiers sylvestres, ému et l'âme en peine,
Tendant l'oreille pour parvenir à la source de cet air ancien.
De cette musique qui le chavire et le berce, l'hypnotise et l'entraîne,
Envoûtante et profonde, glissant parmi les chênes et pins.
Il parvint au-devant d'une fleur, au visage d'albâtre, à la longue chevelure dorée,
A la tristesse si grande qu'elle ne saurait la contenir en elle, et déjà à demi-fanée,
Une fée-elfe assise près d'une fontaine désertée, l'âme lourde et le c½ur en pleurs.
Un gouffre sombre semblait poser ses griffes sur sa robe blanche ornée de fleurs,
L'enveloppant, l'harcelant comme un ancien cauchemar, hurlant sans répit,
Arrachant à chaque note du chant elfique, une froide déchirure de mélancolie.
Et la voix cristalline s'élevant dans une dernière mélodie, mourut dans un soupir.
Comme un proche départ, une flamme de vie qui vacille avant de s'évanouir...
Et la princesse elfe, telle une antique dryade, s'allongea dans l'herbe couleur de deuil,
Affaiblie, ses yeux noyés dans le vague, pour un dernier sommeil sur un lit de feuilles.
L'humble chevalier à qui son épée n'était d'aucune utilité pour ce triste combat,
S'approcha doucement, déchiré, une boule en flammes dans la gorge, pas à pas.
Et les vagues palpitantes de l'âme noire qui consumait la fée de cette lande,
D'un silencieux hurlement demandèrent son C½ur de guerrier en offrande.
-Offre nous ta souffrance, laisse-nous le gorger de douleur jusqu'à ce qu'il éclate !
Offre nous ton c½ur et nous laisseront ta belle endormie et sereine, voici le pacte !
-Prenez ! Voici ce que vous souhaitez, sans elle, il n'est rien ! A quoi bon le garder ?!
-Prenez ! Buvez ! Et Que je meure si cela doit-être, pourvu que cela soit à ses côtés !
A genoux le prince tomba, une blessure béante laissant couler goutte à goutte sa vie.
Mais dans ses bras, désormais, reposait une princesse elfe au visage d'ange endormi.
Une à une les larmes coulaient de sa joue, une à une, elles glissaient sur ses lèvres,
Dont les ténèbres s'échappaient en longs murmures froids, en lambeaux de fièvre.
Au creux d'un arbre, désormais, la belle s'endort d'un sommeil sans fin ni peurs
Au creux d'un arbre, désormais, veillée par un prince devenu saule pleureur
Lenaelor
Il existe une lande quelque part parmi les brumes, parmi les songes inachevés.
Où gît une ancienne légende que les arbres connaissent seuls et peuvent seuls conter.
Ecoutez le chant léger des feuilles, le murmure des écorces et le battement de la terre,
Le bruissement de l'herbe folle qui danse au pied d'une fontaine grise et asséchée
ornée de feuilles mortes, au pied de sa triste naïade, figée dans un sommeil de pierre.
Un chemin serpente parmi les bosquets poussiéreux et la lumière trouée du feuillage,
S'enfonçant dans l'ombre, le temps semble arrêté, en lieu et place d'un silence hors d'âge.
Et le c½ur entend au fur et à mesure des pas,
Et le c½ur ressent cette mélodie de trépas.
Et le c½ur voit...
Un chevalier arpentait les sentiers sylvestres, ému et l'âme en peine,
Tendant l'oreille pour parvenir à la source de cet air ancien.
De cette musique qui le chavire et le berce, l'hypnotise et l'entraîne,
Envoûtante et profonde, glissant parmi les chênes et pins.
Il parvint au-devant d'une fleur, au visage d'albâtre, à la longue chevelure dorée,
A la tristesse si grande qu'elle ne saurait la contenir en elle, et déjà à demi-fanée,
Une fée-elfe assise près d'une fontaine désertée, l'âme lourde et le c½ur en pleurs.
Un gouffre sombre semblait poser ses griffes sur sa robe blanche ornée de fleurs,
L'enveloppant, l'harcelant comme un ancien cauchemar, hurlant sans répit,
Arrachant à chaque note du chant elfique, une froide déchirure de mélancolie.
Et la voix cristalline s'élevant dans une dernière mélodie, mourut dans un soupir.
Comme un proche départ, une flamme de vie qui vacille avant de s'évanouir...
Et la princesse elfe, telle une antique dryade, s'allongea dans l'herbe couleur de deuil,
Affaiblie, ses yeux noyés dans le vague, pour un dernier sommeil sur un lit de feuilles.
L'humble chevalier à qui son épée n'était d'aucune utilité pour ce triste combat,
S'approcha doucement, déchiré, une boule en flammes dans la gorge, pas à pas.
Et les vagues palpitantes de l'âme noire qui consumait la fée de cette lande,
D'un silencieux hurlement demandèrent son C½ur de guerrier en offrande.
-Offre nous ta souffrance, laisse-nous le gorger de douleur jusqu'à ce qu'il éclate !
Offre nous ton c½ur et nous laisseront ta belle endormie et sereine, voici le pacte !
-Prenez ! Voici ce que vous souhaitez, sans elle, il n'est rien ! A quoi bon le garder ?!
-Prenez ! Buvez ! Et Que je meure si cela doit-être, pourvu que cela soit à ses côtés !
A genoux le prince tomba, une blessure béante laissant couler goutte à goutte sa vie.
Mais dans ses bras, désormais, reposait une princesse elfe au visage d'ange endormi.
Une à une les larmes coulaient de sa joue, une à une, elles glissaient sur ses lèvres,
Dont les ténèbres s'échappaient en longs murmures froids, en lambeaux de fièvre.
Au creux d'un arbre, désormais, la belle s'endort d'un sommeil sans fin ni peurs
Au creux d'un arbre, désormais, veillée par un prince devenu saule pleureur
Lenaelor